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Inherent Vice

Comédie 2
Date de sortie : · Durée : 148 min · Liste : Film 2015
Impression globale
6.5
Histoire/scénario
5.5
Acteurs
8.5
Total 6.8 /10 · 2 avis · 2 note(s) · Poster mon avis ?

Synopsis : L'ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu'elle est tombée amoureuse d'un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l'épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire... Mais ce n'est pas si simple... C'est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme "trip" ou "démentiel", "amour" est l'un de ces mots galvaudés à force d'être utilisés - sauf que celui-là n'attire que les ennuis.

Réalisateurs : · Casting : (Larry "Doc" Sportello), (Lt. Det. Christian F. "Bigfoot" Bjornsen), (Coy Harlingen), (Sauncho Smilax), (Deputy D.A. Penny Kimball), (Petunia Leeway), (Tariq Khalil), (Michael Z. Wolfmann), (Hope Harlingen), (Agent Flatweed), (Dr. Rudy Blatnoyd), (Sortilège)

2 avis sur Inherent Vice

  1. ykinho dit :
    Impression globale
    9
    Histoire/scénario
    9
    Acteurs
    10

    Étourdissant. Prodigieux!
    Inherent Vice, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, forme une sorte de trilogie avec There Will Be Blood et The Master, ces trois films évoquent le changement d'un pays, chacun la fin d'une époque, et dans Inherent Vice la fin du mouvement hippie, via "Doc", interprété par encore l'énorme Joaquin Phoenix (mon dieu quel acteur quand même!), un détective privé accroc à la drogue douce, ou pas, rebut de la (nouvelle) société, dans un pays qui cherche encore son identité, il est contraint de mené son enquête dans un monde qu'il ne comprend plus, le véritable propos du film est ici.
    Par amour "Doc" s'embarque dans un complot qu'il peut à peine comprendre et encore moins résoudre, l'enquête avance d'elle même sans que "Doc" n'intervienne vraiment , abruti en plus par la drogue qu'il consume, mais finit toujours par démêler les plus gros morceaux et à prévaloir la logique sur l'ordre des choses avec une lucidité assez surprenante. Une intrigue nébuleuse avec ses sous-intrigues qui s’entre-chocs, et qui troublent la compréhension du spectateur, avec tous ces personnages qui se croisent, disparaissent, réapparaissent, mentionnés au détour d'une conversation, tous liés à un passé lointain ou pas du "Doc" ou à son ex Shasta. Au casting on retrouve Josh Brolin en lieutenant désabusé à la limite de la dépression, surnommé "Bigfoot", en continuelle dualité avec "Doc" qu'il n'apprécie pas, mais tous deux sont encore du même "monde" et se respectent. Les scènes de fin sont magnifiques de sens (petit spoil// la visite de "Bigfoot" chez "Doc" ; et la scène dans la voiture où le décor n'apparait pas, avec cette lumière sur les yeux de "Doc" qui provient du rétro, Doc et Shasta repartent "ensemble" contraint de vivre dans un monde qu'ils ne comprennent plus, avec un dernier regard, sourire en coin, sur un passé qui disparait).
    Une intrigue pas si compliquée que ça au final, il suffit de repositionner calmement les choses. Mais l'intrigue n'est qu'un prétexte pour servir le propos du film. Sous ses airs de comédie c'est avant tout une histoire mélancolique, d'un amour morose, de personnages drogués et victimes de leur époque, et sur les conséquences d'un monde qui change, le tout dans une enquête en second plan.
    Bref un énorme trip qui mène à des scènes simplement aberrantes et loufoques pour notre plus grand plaisir!
    Le tout servi par une mise en scène, une photographie, de toutes beautés, et une bande son qui déchire!
    Je pense que c'est un film plus on le voit et plus on l'apprécie, plus on lui trouve des qualités.
    Mais j'aurais tendance à dire que c'est un film pour cinéphiles avertis et pas pour le grand public.

  2. matt240490 dit :
    Impression globale
    4
    Histoire/scénario
    2
    Acteurs
    7

    Imaginez un luxueuse voiture qui démarrerait en résolvant une équation, un séjour aux Canaries où l'intégralité de vos contacts se feraient en mandarin ou une somptueuse demeure dont les pièces changeraient constamment de place : tant de propositions alléchantes amputées par l'impossibilité d'en profiter gracieusement. Inherent Vice, de Paul Thomas Anderson, suit la même logique. En effet, l'équation x+y+z, où les inconnus représentent respectivement le facteur humain (comprenez casting et réalisateur), la mise en scène et la bande-son, est irréalisable, tant le processus de décomposition se montre complexe. Scénario alambiqué qui trouve son salut dans son parcours labyrinthique, entre mélanges identitaires et scénario bien trop confus, le métrage témoigne d'une volonté évidente, mais d'un excès de zèle certain.

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